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Hier midi, nous nous sommes retrouvés dans un restaurant du mont Terminillo. Comme nous avions beaucoup mangé la veille et que nous comptions faire un sentier, nous ne commandons ni vin ni antipasti. Mais voilà que la serveuse nous apporte discrètement un demi-litre de vin. Convaincu qu’il s’agit d’une erreur, je la rappelle. « C’est un cadeau », dit-elle avec un beau sourire. Quelques minutes plus tard, elle arrive avec un délicieux plateau d’antipasti. Encore une charmante attention « della casa ». Pendant tout le repas, elle s’efforcera de nous parler en français. Et à la fin, son patron viendra nous dire « au revoir » dans notre langue.

Paul en compagnie d’Alice et de Rex.

J’avais oublié à quel point les Italiens peuvent être gentils. Pas tous, bien sûr, et pas partout. Au cours des derniers voyages, nous étions allés dans le nord du pays, notamment au Piémont et en Lombardie. Deux très belles régions, mais où les gens sont souvent un peu froids. Peut-être est-ce le vent qui souffle de la Suisse et de l’Autriche. Pour le sud de l’Italie, je ne sais pas, car je n’en connais que la côte Amalfitaine, où nous sommes passés en coup de vent.

Par contre, dans le Latium autant qu’en Ombrie ou en Toscane, ce qui frappe, c’est l’exquise amabilité des gens. Un jour, par exemple, que nous cherchions un restaurant, un retraité nous a guidés dans Orvieto jusqu’à son bistrot favori, où il nous a présenté le patron. Une autre fois, un jeune motocycliste, à qui nous avions demandé une indication à une intersection, nous a rattrapés un kilomètre plus loin pour nous dire qu’il s’était trompé. Dans un restaurant où on nous avait fait attendre un peu, on nous a offert gratuitement le champagne. Dans un autre restaurant où ni Lise ni moi ne comprenions le menu, la serveuse a fait le tour des tables pour trouver quelqu’un parlant français.

Les exemples ne sont pas toujours aussi éclatants. Reste que notre quotidien est jalonné de petites gentillesses. On nous parle lentement pour que nous comprenions bien. Quand je m’embrouille dans mon italien, on m’aide à trouver le mot juste. Quand je commets une erreur, on reformule gentiment la phrase. Jamais on ne me rabroue, jamais on ne se moque de mon accent, comme cela m’est arrivé aux États-Unis. Au contraire, on se montre toujours reconnaissant que Lise et moi ayons fait l’effort d’apprendre la langue du pays.

Le charme discret de Rieti

Une autre chose que j’avais un peu oubliée, c’est le charme discret de Rieti et de ses environs. Certes, la ville elle-même n’a pas la perfection de cités comme Siena, Todi, San Gimignano ou Montepulciano. Mais c’est une jolie ville où il fait bon vivre.

En revanche, plusieurs bourgs médiévaux de la vallée réatine, nichés dans de superbes montagnes, sont dignes de ceux de la Toscane ou de l’Ombrie. Et ils ont une qualité que ceux-là n’ont pas : ils sont peu ou prou touristiques.

La beauté de Rieti et de sa vallée n’éblouit pas. On la découvre peu à peu et on s’y attache avec le temps. Il faut préciser cependant qu’une connaissance minimale de l’italien est presque indispensable, car peu de gens y parlent le français ou même l’anglais. Que voulez-vous, le fait de ne pas être une région touristique a son revers. Et pour être honnête, on ne s’en plaint pas trop.

Je vous embrasse et Lise vous fait ses amitiés. À bientôt.

Paul

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