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De retour en Italie

Le voyage vers l’Italie a démarré du mauvais pied. Lise a d’abord pesté chez Avis parce que nous aurions une Opel plutôt qu’une Renault. Quelques minutes plus tard, pendant que nous étions encore dans Nice, je me suis engagé sur la voie du tramway. Là, notre amie Catherine a eu des sueurs froides. Lise, heureusement, a bien réagi en me criant d’accélérer jusqu’au prochain carrefour, où j’ai pu enfin reprendre la voie assignée aux autos. Nous avons tous poussé un ouf. Mais un peu plus tard, j’ai gaffé encore. Arrivé à l’autoroute, j’ai pris la direction de Cannes plutôt que de Menton, ce qui nous a obligés à faire une trentaine de kilomètres pour corriger la trajectoire. À cet instant-là, si je m’étais retourné, je crois que j’aurais vu une bulle au-dessus de la tête de notre amie, disant : « Dans quelle galère me suis-je embarquée ? »

Par la suite, les choses se sont replacées, du moins pendant quelques heures. Mais elles ont recommencé à se gâter quand nous avons branché le GPS à l’approche de Pise, notre destination pour la première journée. Le bidule nous a d’abord conseillé de quitter l’autoroute, ce que nous avons fait, après un instant d’hésitation. Mais nous nous sommes vite rendu compte que ce n’était pas une bonne idée. Nous revenons donc sur l’autoroute, mais le GPS, lui, n’en démord pas : il nous demande sans arrêt de prendre la prochaine bretelle. Au bord de la crise de nerfs, je hurle à Lise de le débrancher. Nous pouvons enfin rouler calmement jusqu’à Pise.

Nous décidons toutefois de rebrancher notre GPS contestataire avant d’arriver au centre-ville, car il est évident que de trouver l’hôtel ne sera pas de la tarte. Le bidule est-il d’humeur revancharde ? En tout cas, il passe son temps à recalculer le trajet et nous envoie dans toutes les directions. Après avoir zigzagué longtemps, on finit par se retrouver dans une rue piétonne, envahie par des centaines, que dis-je, par des milliers de personnes. Là, c’est moi qui commence à avoir des sueurs froides.

Heureusement, un ange passait. Il avait pris la forme d’un vieux monsieur (enfin, plus vieux que nous, donc vraiment vieux). Très gentiment, il nous a expliqué qu’il nous fallait rebrousser chemin. La manœuvre était délicate, mais l’homme m’a grandement facilité la tâche en me guidant avec précision et en retenant les passants. Fait remarquable, qui montre bien à quel point les Italiens peuvent être gentils avec les touristes, personne n’a râlé. On n’a même pas vu un geste d’impatience.

Sitôt tiré d’impasse, j’ai dit tout net à mes deux compagnes de voyage : « Pour moi, pas question d’aller plus loin de cette façon. On gare l’auto et on repère l’hôtel. » Se garer ne fut pas trop difficile, mais trouver l’hôtel s’annonçait ardu. Aucun passant ne connaissait l’albergo Verdi ou la piazza della Repubblica. Heureusement, nous avons fini par dénicher un office de tourisme, juste avant qu’il ne ferme. On nous y a indiqué comment ce rendre à l’hôtel en automobile. C’était un peu compliqué dans ce dédale de sens uniques et de rues croches, mais nous y sommes parvenus. Encore une fois, nous avons fait ouf.

Vous allez vous dire que la journée a été infernale. Finalement non. Primo, nous étions bien contents d’être enfin arrivés à destination. Secundo, l’hôtel choisi par l’internet était bien. Tertio, le réceptionniste, très accueillant, nous a conseillé un petit restaurant bien sympa. Quarto, nous étions en Italie. Mieux encore dans la bella Toscana. Et cela a suffi à dissiper la fatigue du voyage et ses vicissitudes.

Je vous embrasse et Lise vous fait ses amitiés. À bientôt.

Paul

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Commentaires sur: "De retour en Italie" (2)

  1. Voila ! Encore une fois, tout est bien qui finit bien ! Mais…quelle aventure tout de même. Hergé et peut-être même Spielberg, peuvent bien aller se rhabiller. Après les aventures de « Les Pauls au Far West », nous voici donc dans les « Lise et Catherine en Italie ». On les imagine très facilement accompagnées de leur chauffeur privé, qui soit dit en passant, aurait fort bien pu rester à la maison.
    Encore une fois, un vrai « cartoon » où bien sûr, s’entremêle humour et émotion.

  2. formule1jo a dit:
      Je me rappelle ce qu’un guide nous avait dit en arrivant en Italie. Rien n’est jamais simple mais c’est tellement beau!!!! 🙂

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