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Au cinéma Rialto

Si nous fréquentons souvent le Rialto, à Nice, c’est essentiellement en raison des œuvres qu’on y présente. Le cinéma lui-même est plutôt vieillot, bien qu’il soit passé au numérique. Disons que les fauteuils qui nous accueillent ont vu passer bien des derrières. Quant à la guichetière et au public, ils sont à l’avenant.

Commençons par la pittoresque guichetière. Elle n’a peut-être pas encore 100 ans, mais elle atteindra sans doute cet âge vénérable. Ce n’est pas le stress, en tout cas, qui lui fera faire une crise cardiaque. Si vous arrivez un peu tôt, disons une quinzaine de minutes, ne vous attendez pas à ce que son guichet soit ouvert. La dame arrive en se traînant, quelques minutes seulement avant le début des séances, quelle que soit la longueur de la queue. Elle prend évidemment le temps de s’installer. Après tout, rien ne presse ; les projections ne commencent que dans quelques minutes.

Les spectateurs, essentiellement des retraités en matinée, ont eux aussi la rapidité des tortues. Cet après-midi, par exemple, l’un d’eux s’est étonné de ce que les tarifs ne soient pas ceux du Printemps du cinéma. « Le Printemps du cinéma, connard, ça ne durait que trois jours et c’était la semaine dernière ! » C’est ce que j’aurais dit tant je commençais à avoir les nerfs en boule, mais la dame du guichet l’a expliqué beaucoup plus gentiment, et beaucoup plus lentement, bien sûr. L’affaire n’était pas terminée pour autant, car notre homme avait entendu dire que le Printemps était prolongé. C’était vrai, mais à condition d’avoir des tickets fournis par BNP Paribas, partenaire de l’événement. Et le monsieur n’en avait pas. Allez, au suivant !

Le suivant, qui devait bien avoir 102 ans, a omis de demander un ticket sénior. « Voulez-vous le tarif réduit ? a demandé la guichetière. « Ben oui. » « Alors, pourquoi vous dites Ben oui. Il faut me le demander ; moi, je peux pas savoir. » Qu’est-ce qu’il lui faut ? Que l’homme paraisse avoir 150 ans. Bref, quand nous sommes arrivés dans la salle, la séance était commencée. Mais comme il y a 15 minutes de réclames et de bandes-annonces et que nous les avions déjà toutes vues, ce n’était pas bien grave.

Le film Oslo, 31 août, en revanche, c’était du lourd. Je ne sais pas où nous avions lu que c’était un film d’espoir, mais ce long métrage norvégien est à peu près aussi jojo qu’un film de Bergman ou de von Trier. Les Scandinaves vivent peut-être dans des sociétés modèles, mais ce que leur cinéma peut être désespérant !

Le film raconte une journée dans la vie d’Anders. C’est le genre de jeune homme dont on dit qu’il a tout pour être heureux (beau, intelligent, etc.), mais qui se pourrit la vie et qui a sombré dans les drogues. Si vous avez l’intention de voir cette œuvre, ne lisez pas la suite. Pour les autres, sachez que ça débute par une tentative de suicide et que ça se termine par une overdose. Entre les deux, le malheureux Anders rencontre plein de gens déprimés et déprimants. Bref, c’est le type même du film songé que la critique adore.

Moi, ça m’a plutôt mis en rogne. Malgré le soleil radieux qui baigne Nice ces jours-ci, il m’a fallu un long moment avant que se dissipe le petit nuage noir qui s’était formé au-dessus de ma tête, pendant la projection.

Lise vous fait ses amitiés. Je vous embrasse. À bientôt.

Paul

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Commentaires sur: "Au cinéma Rialto" (5)

  1. Très drôle. On peut facilement imaginer la scène. On peut visualiser ce que peut-être le 4e âge en emploi.

  2. lol… Vous etes drole… la on retrouve Mr Roux en voyage… lol

    Nous sommes trop presses le Nord-Americains…
    Merci, pour le tuyau sur le filme Oslo 31 aout… EEEK… Je prefere le genre: JIRO DREAMS OF SUSHI

  3. DanyDanyDany a dit:

    Non mais elle a compris que les réclames sont inintéressantes et que l’important, c’est d’être à temps pour le film! Je m’ennuies de l’accent et de l’art de gérer le temps qu’ont les Niçois! Sans même parler de leur façon d’apprêter la salade (non, je ne préciserai pas laquelle) et les sardines… Miammmm

  4. DanyDanyDany a dit:

    J’ai hâte de lire suite mais je suis curieux de savoir si vous avez visité en voiture les corniches de la Riviera française ainsi que l’arrière pays de Nice. Perso, je ne serais pas allé à Marseille mais voilà! comme ils disent là bas!.!.!.!

    P.R. – Cette fois-ci, je ne l’ai pas fait. Mais en 2006, j’avais visité l’arrière-pays. Cette année, je voulais me rendre à Digne en train, mais on est à réparer la voie.

  5. formule1jo a dit:

    J’adorais faire le trajet en train entre Cannes et Monaco. Les paysages sont à couper le souffle. J’adore vraiment la Côte d’Azur!!!! 🙂

    Quand vous passerez à Monaco, saluez Albert de ma part!!!! Il y a plusieurs années que je ne suis pas allée le visiter!! 😉

    P.R. – Ce sera fait. Promis!

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