Voyages, lectures, films, impressions, humeurs, la vie quoi!

Un mois déjà !

Lise et Jean-Michel à Cap-Ferrat.

Quand Lise et moi avons mis le cap sur Nice, nous nous sommes demandé, mais sans oser l’avouer à l’autre, si nous n’allions pas nous emmerder un peu. Après tout, nous ne sommes jamais restés trois mois à l’extérieur du Québec. En outre, dix semaines au même endroit, c’était bien différent du voyage de l’an dernier, où nous changions de camping aux deux, trois jours. Mais voilà plus d’un mois que nous avons quitté Montréal, et nous ne nous ennuyons toujours pas. Même pas un petit peu.

Françoise et Lise à Villefranche.

Certes, on pense souvent aux gens que l’on aime. Mais les moyens de communication actuels nous permettent de rester en contact. Chaque semaine, ou presque, Skype nous permet de voir Antoine et Étienne, ainsi que Marie-France et Jasmine, Gabriel, Laurence et Rosalie. Le courriel et le blogue nous permettent de donner des nouvelles et d’en recevoir.

Le Québec, lui (et je ne veux choquer personne), ne nous manque pas du tout. Même que j’évite de me rendre trop souvent sur le site de La Presse, de peur d’apprendre des choses qui me mettraient en rogne. Je fréquente plutôt les sites du Monde et de Libé. Nous suivons avec beaucoup d’intérêt, presque avec passion, la campagne présidentielle. Le soir, nous regardons la télé française, souvent excellente. Depuis notre arrivée, nous nous gavons de films français, ce que nous ne pouvons plus faire chez nous. Lise m’a même traîné au théâtre voir une pièce plutôt avant-gardiste. Bref, la vie culturelle française nous séduit. Quant à Nice, on y est bien. On s’y sent vraiment chez nous.

De la visite parisienne

Paul à Cap-Ferrat.

Cela dit, nous étions bien heureux de voir arriver jeudi notre ami parisien Jean-Michel, accompagné de sa femme Françoise. Lise et moi étions contents d’avoir pour trois jours d’autres interlocuteurs que nous-mêmes. Ce n’est pas que l’on ne prenne pas plaisir à se parler, mais disons que nous commencions à manquer de sujets de conversation.

Jean-Michel et Françoise sont des touristes aguerris. Ils nous ont fait mesurer, si besoin était, à quel point nous sommes, par opposition, des voyageurs lents. En trois jours en leur compagnie, nous avons visité plus de musées et d’églises, et nous sommes allés au restaurant plus souvent que depuis le début de notre voyage. Grâce à eux, nous avons découvert que la meilleure boulangerie de Nice était à deux pas de chez nous et qu’il y avait en face de notre appartement un beau palais visité chaque année par des milliers de personnes.

Emporté par leur dynamisme, je me suis même pointé à 9 h 30 pour prendre le bus en direction de Cap-Ferrat. Je nous entends rire de moi jusqu’ici. Je sais bien qu’à pareille heure certains d’entre vous ont déjà visité deux ou trois villes, voire la Belgique au complet. Mais moi à 9 h 30, je n’ai habituellement pas terminé le petit déjeuner. Bref, nous avons connu, grâce à eux, trois belles journées bien remplies.

Le « slow travel » 

Mais ce matin, je l’avoue, j’étais bien heureux de revenir au « slow travel » : grasse matinée, quelques courses sans précipitation, arrêt dans un café, cinéma… La belle vie, quoi !

Et reprise, bien sûr, de l’entraînement. Ma compagne traîne un peu la patte. Comme auraient dit Maurice et Henri Richard, elle a « mal à la laine ». C’est donc seul que j’ai grimpé la colline du château, avant d’aller marcher et courir sur la promenade des Anglais. Au retour, petite séance de yoga.

Je suis dans une forme que je n’ai pas connue depuis des lustres. Du coup, mes problèmes d’arythmie et d’intestin se sont envolés. Et je continue à perdre du biscuit à la taille. Il faut dire que, depuis trois mois maintenant, j’ai réduit substantiellement le sucre. Je ne prends plus de desserts, exception faite d’un morceau ou deux de chocolat noir. Comme nous sommes au pays des pâtisseries, c’est pour moi un exploit. Ma diététiste préférée va être fière.

Les résultats n’ont d’ailleurs pas tardé. La semaine dernière, j’ai acheté un pantalon. J’essaie d’abord la taille 34. Je flotte dedans. Dubitatif, je demande au vendeur un 32. Mais surprise, ça me va à merveille ! Ça fait au moins une vingtaine d’années que je n’ai pas porté cette taille. Décidément, Nice me réussit.

Lise vous fait ses amitiés. Je vous embrasse. À bientôt.

Paul

La citadelle de Villefranche.

Publicités

Laisser un commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion / Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion / Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion / Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion / Changer )

Connexion à %s

Nuage de Tags

%d blogueurs aiment cette page :