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Je ne vous ai pas donné de nouvelles depuis plus d’une semaine déjà. Certains s’en sont même inquiétés. Votre sollicitude me touche. Mais non, je ne me suis pas retrouvé à l’hôpital. Je vais bien, très bien même. C’est juste que je n’avais pas grand-chose à raconter. Comme je l’écrivais précédemment, nous sommes heureux à Nice. Or, je ne sais pas raconter le bonheur. Ma plume se plaît, que dis-je, se complaît davantage dans les mésaventures. Et nous n’en vivons pas.

Ce n’est pas que Lise ne fasse pas d’efforts en ce sens. Prenez pas plus tard qu’hier. À peine revenue de Menton, elle me lance : « Je ne trouve plus mes Syntroid. » Ce sont les médicaments qu’elle prend depuis des années pour corriger son hypothyroïdie. Apparemment, elle les a oubliés à l’hôtel où nous étions descendus. Elle a fouillé dans tous les recoins de son sac à dos : pas de pilules. Je refais la même opération, sans plus de succès. Petite panique dans l’air. Lise téléphone à l’hôtel : pas de trace du médicament. Je fouille nerveusement dans mes papiers. J’y vois une photocopie de mon ordonnance, mais pas de celle de Lise.

On se dirige donc vers une pharmacie, en espérant qu’on accepte de fournir à Lise le médicament dont elle a besoin. Mais on ne se fait pas trop d’illusions, sachant qu’au Québec ce serait mission impossible.

Surprise : pas ici. La pharmacienne croit ma compagne sur parole et accepte sans hésitation de lui fournir les pilules. Reste seulement à trouver lesquelles, car Syntroid est une appellation nord-américaine. Pendant que la pharmacienne nous parle, sa collègue cherche sur internet l’équivalent français et le trouve. Problème résolu. Nous voilà bien soulagés.

En fait, nous n’en aurions même pas eu besoin, car, de retour à l’appartement, Lise a découvert sa boîte de pilules sur le lit de la chambre. C’est là que le contenant était tombé lorsqu’elle a vidé son sac à dos. Nous en avons bien ri.

Deux jours à Menton

Je disais que nous étions allés à Menton. C’était la deuxième fois. Cette semaine, c’était à l’occasion de la fête du citron, une grande manifestation dans la ville des agrumes. Le Vieux Menton est toujours aussi joli et le défilé de nuit était magnifique. Ce fut un beau séjour de deux jours. Pourtant, nous étions contents de revenir à Nice, devenu, pour quelques mois, notre chez-nous.

Je ne veux pas idéaliser cette cité, mais je m’y plais beaucoup. Il me semble que j’y aurais passé volontiers une bonne partie de ma vie. Vous allez dire que j’y suis depuis moins d’un mois, et vous avez raison. Mais je me fie beaucoup aux premières impressions. Québec, par exemple, j’avais détesté en partant. Et ça n’a pas changé pendant les 25 années que j’y ai passées. Heureusement qu’il y avait le travail au Soleil et de bons amis, sinon j’y serais devenu dingue (d’ailleurs, c’est un peu ce qui est arrivé). Eh bien, Nice, de prime abord, c’est le contraire.

Que de touristes !

« Ma » nouvelle ville est en ce moment envahie par les touristes. C’est normal, étant donné que nous en sommes au dernier week-end du carnaval. Ce matin, sur la promenade des Anglais, il fallait zigzaguer entre les visiteurs au pas lent pour courir. Lundi, la promenade devrait de nouveau revenir à « nous », Niçois.

Cela dit, je dois admettre que le carnaval n’est pas du tout déplaisant. J’avais conservé un fort mauvais souvenir de ce type d’événement. Ça date de mon long passage à Québec justement. Pour moi, carnaval égalait bruit, agitation, beuverie, soûlerie. Mais à Nice, comme à Menton, la fête n’engendre pas pareils débordements. Les gens soûls que nous avons croisés se comptent sur les doigts d’une main. Dans les rues, à peu près personne n’apporte de boissons alcooliques.

Peut-être fête-t-on différemment quand il fait plus 15 plutôt que moins 15 degrés. Il faut dire aussi que les foules niçoises sont composées en bonne partie de retraités. Les familles forment le reste. Et ici, en public du moins, les enfants sont sages, bien surveillés par des parents qui n’ont pas renoncé à l’autorité.

Bref, il ne manque que quelques degrés pour que notre bonheur soit complet. Mais quand je pense aux températures que nous aurions si nous étions restés à Montréal, je chasse immédiatement ce pleurnichage. D’autant plus qu’ici, c’est le soleil tous les jours.

Lise vous fait ses amitiés. Je vous embrasse. À bientôt.

Paul

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Commentaires sur: "Nice, « notre » ville" (1)

  1. DanyDanyDany a dit:

    Cette photo à été prise pas loin d’un très bon resto, l’Âne rouge! Y êtes-vous allés? Parlez-nous un peu de vos expériences culinaires à ça magnifique endroit. Avez-vous visité l’arrière pays? Pas très loin du col de la Madeleine, un jour avec mon fils, j’ai dégusté un des meilleurs repas de ma vie dans un petit resto au milieu de nulle part… Le propriétaire cuisinier avait la verve et le toupet et le génie d’un Cyrano de Bergerac…

    P.R. – Je n’ai pas encore visité l’arrière-pays. J’attends qu’il fasse plus chaud. Par ailleurs, je ne suis pas allé non plus beaucoup au restaurant. Mais il reste encore deux mois; alors, merci du conseil.

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