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Les valises sont prêtes

Ci-dessus, Lise au bois de Boulogne en compagnie de notre amie Catherine. Ci-dessous, Paul devant les Invalides et Lise à la Défense.

Nous avons presque fini de remplir nos valises. Le temps de rentrer chez nous est venu. Ce n’est pas que nous soyons pressés d’entendre parler pour la millième fois des scandales de la construction, des bouchons de Montréal, du maire Vaillancourt ou du pont Champlain. Nous serions volontiers restés à Paris encore quelque temps, car nous sommes heureux dans notre peau de voyageurs. Et, il faut bien le dire, il y a pire destin que de vivre dans la Ville lumière.

Mais comme toujours, nos enfants, nos petits-enfants et nos amis commencent à nous manquer. On s’ennuie de nos soupers du dimanche soir avec Étienne, Marie-France, Gabriel et Laurence (sans oublier Arthur, le chien) ou de nos rencontres avec Daniel et Louise, ces amis si chers. Mes «meetups» du mercredi soir, avec mes amis immigrants, commencent à me manquer. Et puis, nous avons hâte de voir le résultat des travaux que nous avons fait faire à l’appartement.

Nous rentrons donc, mais avec la conviction que nous reviendrons à Paris. Et cette fois, nous n’attendrons pas 31 ans, ne serait-ce que pour la raison que j’ai mentionnée dans le texte précédent (à savoir que ce n’est pas une ville pour les fauteuils roulants).

Nous avons beaucoup aimé cette ville, même si, au début, son agitation et sa fébrilité nous ont surpris, voire bousculés. Nous avons vécu les deux premières semaines entre le ravissement et l’agacement. D’un côté, il y avait cette beauté omniprésente. On se promenait en lançant des « Ah tu vu ça ! » admiratifs et on faisait des « wow !» comme dans une mauvaise pub d’hôtel de Québec. Mais de l’autre, nous étions stressés par la clameur des voitures et des motos. Le flot des touristes nous agaçait (moi en particulier).

Peu à peu cependant, nous avons découvert un Paris moins frénétique, grâce notamment à Jean-Michel, notre nouvel ami parisien. Nous avons commencé à fréquenter les parcs. Nous nous sommes éloignés du centre pour arpenter des quartiers plus calmes, où nous avons croisé des Parisiens plus détendus et où nous sommes devenus nous-mêmes plus sereins. Nous avons fait la connaissance d’une ville formidablement grouillante, pleine de vitalité, mais en même temps, où il fait bon vivre.

À un certain moment, nous avons senti que nous devenions nous-mêmes un peu Parisiens. Les défauts de la ville n’étaient pas disparus, mais nous avions appris à les aimer.

Je vous embrasse et Lise vous fait ses amitiés. À bientôt.

Paul

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Commentaires sur: "Les valises sont prêtes" (5)

  1. potionmagique a dit:

    Toujours beaucoup de satisfaction à découvrir et partager vos impressions de voyage monsieur Roux.Merci pour ces carnets de route illustrés et hauts en couleur.Bon retour à Montréal et au plaisir de vous lire prochainement sur cyberpresse.

  2. J’aimerais avoir vos suggestions pour Paris frenetique et tranquille …

  3. Formule1Jo a dit:

    Bon voyage de retour! 🙂

  4. Un blog très agréable à lire, il me tarde de lire vos aventures en Italie.

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