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Lise et moi avions beaucoup aimé Paris en 1980, quand nous y sommes venus ensemble pour la première fois. Nous nous étions promis d’y revenir souvent, mais le temps nous a joué des tours. Cette fois, il ne faudra pas attendre 31 ans, car un déambulateur ne suffirait pas ; nous serions en fauteuil roulant. Et ma foi, je nous vois mal traverser les rues de cette façon. Déjà qu’il faut une certaine agilité pour éviter les motos.

Donc, nous reviendrons sans doute. Mais il est peu probable qu’on s’installe de nouveau au centre-ville. Pour redécouvrir Paris, le 2e arrondissement était un bon choix ; on ne le regrette pas. Mais pour y vivre à la manière d’un Parisien, comme on le fera la prochaine fois, mieux vaut s’éloigner un peu du centre historique et touristique. Près de l’université Paris Diderot, par exemple, ce serait bien.

Au centre, il y a trop d’autos, trop de motos, trop de gens, trop de touristes, trop de bruit, trop de klaxons, trop de pollution. C’est trop, quoi ! Après quatre semaines, ça commence à taper sur les nerfs.

Aujourd’hui, par exemple, j’ai dû me retenir à quelques reprises pour ne pas engueuler quelqu’un. Sur le coup, ça m’aurait peut-être fait du bien. Mais après, immanquablement, je le regrette. Bref, je suis resté zen, du moins en apparence. Mais ça bouillait intérieurement, je vous jure.

J’ai écrit au début de ce voyage que le Parisien ronchon était en voie de disparition et que la plupart des gens étaient gentils. Un mois plus tard, je nuancerais ce jugement un peu hâtif, à mettre sur le compte de l’enthousiasme. Certes, le grincheux est devenu rare, mais il a été remplacé par l’indifférent.

Prenez aujourd’hui au centre Pompidou. Nous sommes allés voir l’exposition Munch ainsi que les collections d’art moderne et contemporain. FORMIDABLE ! Mais le personnel : une armée de robots. Même que les robots seraient mieux, car on ne s’attendrait pas à un sourire. Et puis, on pourrait les programmer pour qu’ils disent bonjour.

Même au restaurant du musée, le service était de glace. Pourtant, compte tenu des prix demandés, les serveurs auraient pu avoir au moins un sourire ironique.

Un peu plus tôt, nous étions allés au Palais des thés, une petite société française de qui nous achetons nos thés depuis plus d’une dizaine d’années déjà. Nous nous étions promis d’aller dans une de ses boutiques à Paris. Nous en avons repéré une, à quelques rues du musée. Un bien beau magasin, plein de thés qu’on ne trouve pas à Montréal. Mais les vendeurs ! Plus froid que ça, tu t’incarnes en iceberg. Nos questions ont suscité au mieux quelques bredouillements.

En désespoir de cause, nous avons mentionné que nous étions du Québec. D’habitude, ça marche. Mais là, c’est comme si nous avions dit que nous venions de la Belgique.

Mais je m’arrête là, car vous allez croire que je suis déçu par ce voyage, ce qui serait faux, ou que les Parisiens sont chiants, alors que nombreux d’entre eux restent charmants.

Je vous embrasse et Lise vous fait ses amitiés. À bientôt.

Paul

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Commentaires sur: "Voyageur au bord de la crise de nerfs" (1)

  1. Cette peinture de Munch vous d’ecrit elle bien? 😆

    PS: Essayez le Mariage Frere pour le the dans le Marais… pas sur que le service est mieux…

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