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Ne rien faire à Paris

L’avantage d’être à Paris pour cinq semaines, c’est que, certains jours, on peut ne rien faire. Je veux dire, ne pas visiter. Juste vivre, disons comme des Parisiens retraités. Ces journées de farniente sont souvent nos favorites en voyage.

Je fais la grasse matinée pendant que Lise lit. On prend le petit déjeuner. Je dépouille mes courriels, lis un peu, fais une séance de yoga. Puis, on déjeune d’une grosse salade. Ensuite, on fait des courses, mais sans précipitation. Le mot « courses » n’est d’ailleurs pas très approprié. Il laisse entendre que l’on court, alors qu’en fait on flâne, on fait du lèche-vitrines, on s’arrête prendre un café. Et parfois, un dessert.

La semaine dernière, j’avais raté mes premières profiteroles ; il n’en restait plus. Si vous ne connaissez pas les profiteroles, ce sont, nous dit Le grand Robert, des « choux fourrés de glace à la vanille et nappés d’une sauce au chocolat chaude ». C’est ce qu’on appellerait chez nous un dessert « cochon ». Ici, on dirait plutôt onctueux et riche, voire bourratif. Bref, le genre de dessert qui fait dresser les cheveux sur la tête des diététistes. Les profiteroles que nous avons commandées (pour deux heureusement) étaient particulièrement gigantesques, presque monstrueuses. Il y avait de la crème fouettée partout. Mais quel délice, mes amis ! On s’en lèche encore les babines !

Le Sacré-Cœur

Mais quand on est à Paris seulement pour cinq semaines, il faut bien aussi visiter la ville. Après tout, c’est en bonne partie pour ça qu’on est venus. Hier, c’était jour de visite de la célèbre butte Montmartre.

Pour le déjeuner, on s’est arrêtés juste avant la place du Tertre. Heureusement. À la terrasse où nous nous sommes attablés, il n’y avait déjà que des touristes, cette race à laquelle j’ai parfois honte d’appartenir. Mais c’était encore à dose homéopathique.

C’est quand nous sommes arrivés au pied de la basilique du Sacré-Cœur que j’ai failli rebrousser chemin. On excusera, je l’espère, cette montée de snobisme, mais j’ai dû mal à me voir parmi ce troupeau à qui l’on a dit « C’est là qu’il faut aller » et qui s’y rend docilement, son petit guide de voyage à la main.

Ils étaient venus de partout. On entendait parler anglais, mais aussi allemand, italien, espagnol, russe, chinois, japonais et rarement français. Et il y avait aussi tous ceux que tant de touristes attirent inévitablement : les mendiants, les fausses sourdes et muettes, les Africains venus offrir leurs sacs de contrefaçon, les vendeurs de souvenirs bon marché.

À la butte Montmartre, les hordes de touristes ont aussi fait naître des stands et des galeries d’œuvres d’art faites en série, comme on en trouve près du château Frontenac à Québec ou de l’hôtel de ville à Montréal.

Bref, on ne s’est pas attardés longtemps dans les ruelles qui environnent la basilique du Sacré-Cœur. Mais nous nous sommes arrêtés un moment dans cette église très belle, qui vaut le détour. Malgré la foule, il y règne une grande quiétude.

Je vous embrasse et Lise vous fait ses amitiés. À bientôt.

Paul

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