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Promenades dans Paris

Nous sommes retournés à Saint-Germain-des-Prés. Déjà il y a 30 ans, le quartier n’avait plus grand-chose en commun avec celui qu’avaient habité Jean-Paul Sartre, Simone de Beauvoir ou Juliette Gréco. Le mythique café Flore était devenu un repaire de touristes, où l’on pratiquait des prix terriblement touristiques.

Trente ans plus tard, l’embourgeoisement du quartier s’est accéléré. Le boulevard Saint-Germain est devenu un haut lieu de boutiques chics, où Sonia Rykiel, Giorgio Armani et Christian Dior ont remplacé les maîtres de l’existentialisme.

Attirée par un manteau de fourrure, Lise m’a tiré vers une de ces devantures cossues. Si le manteau était petit, le prix ne l’était pas : 15 210 euros. Non, il n’y a pas d’erreur. Je n’ai pas ajouté un zéro de trop. Ce qui m’a étonné, ce n’est pas les 15 000. C’est plutôt les 10 euros. Pourquoi 15 210 euros ? Il me semble que, à ce prix, j’aurais arrondi la somme à 15 200.

Le quartier est très beau et les prix des appartements sont à l’avenant. Rien pour artistes désargentés. Nous nous sommes arrêtés devant une agence immobilière. Les apparts qui nous auraient intéressés tournaient tous autour du million d’euros. Tout compte fait, nous reviendrons à Montréal.

La promenade plantée

Quelqu’un à Paris a eu une idée géniale : transformer une ancienne voie ferrée, dont le trafic a cessé en 1969, pour en faire une promenade. C’est ce qu’on appelle aujourd’hui la Promenade plantée. Elle part de l’opéra Bastille et traverse tout le 12e arrondissement sur 4,5 km, jusqu’au bois de Vincennes.

Pour ma part, je l’aurais appelée la promenade enchantée. Vous quittez la très bruyante place de la Bastille et vous vous retrouvez, un instant plus tard, sur un viaduc, marchant dans le calme, au milieu des fleurs et des arbustes. Pas de voitures, pas de camions, pas de bus, pas de motos. Pas même de vélos. Enfin si, sur une portion de la promenade. Mais les cyclistes ont leur voie, les piétons, la leur. Le bonheur, je vous dis. Vous êtes en plein cœur de Paris, et pourtant, vous vous croiriez dans un petit bois, presque à la campagne.

Le secret le moins bien gardé

Le week-end à Paris, il y a un peu moins d’autos dans les rues, les banlieusards étant restés bien sagement à la maison, au-delà du périphérique. Sur les trottoirs, par contre, la circulation est aussi dense qu’en semaine.

On dit souvent que Paris est la plus belle ville du monde. Mais c’est le secret le moins bien gardé au monde, ce qui fait qu’on se retrouve, chaque jour, quelques millions venus la visiter. Au point où il faut souvent s’arrêter sur les trottoirs pour laisser passer des gens.

Cela dit, il serait malvenu de râler, car il y a tant de choses à voir et à faire dans cette ville magnifique. Tout est exceptionnellement beau et les gens, je le répète, sont presque tous gentils. Oubliez l’image du Parisien ronchon. C’est une espèce en voie de disparition.

Je vous embrasse et Lise vous fait ses amitiés.

À bientôt.

Paul

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Commentaires sur: "Promenades dans Paris" (1)

  1. Pierre Gravel a dit:

    Merci à Jean-Michel d’avoir attiré mon attention sur ce site.
    À Mario d’avoir contribué à y voir bien plus que des clichés habituels.
    Et à vous deux d’avoir fait remonter à la surface des souvenirs de mon premier séjour à Paris, il y a bien longtemps, au début des années soixante…

    Pierre Gravel,
    un autre « vieux » retraité de La Presse

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