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Notre amie Catherine.

C’était hier le début officiel du printemps. Mais pour les Texans d’occasion que nous sommes devenus, c’est déjà l’été. La température grimpe à 27 tous les jours et nous nous baignons dans une mer passablement chaude.

La veille, c’était aussi l’arrivée de notre amie Catherine, que nous sommes allés cueillir à l’aéroport de Corpus Christi. Nous avions réservé pour elle un petit chalet dans un camping KOA des environs. C’est du moins ce qu’on croyait. Le camping était plutôt situé à une soixante de kilomètres de la ville. Première déception. Mais c’était loin d’être la dernière.

Le chalet était, disons au mieux, rustique. Le lac était sans intérêt, sauf pour les pêcheurs. Et j’aime la pêche autant que le bingo ou la danse en ligne.

Notre amie et ma tendre épouse dissimulaient le mieux possible leur déception. Moi, philosophe, je me disais que c’est parfois ce qui arrive quand on choisit un endroit par l’internet.

C’est quand j’ai essayé de me brancher à l’internet, justement, que j’ai pété les plombs. « Pas de connexion », a tranché mon ordi. Pas de connexion du tout, pas même faiblarde. Inacceptable pour un accro qui voulait connaître l’issue de la finale entre Nadal et Djokovic. J’ai fini par obtenir le score en apportant l’ordi dans la buanderie. Mais j’ai été incapable de mettre un article en ligne sur mon blogue de tennis tant le signal était faible.

Pas question de rester là un jour de plus. Le chalet rustique, passe encore ! Le lac dégueu, on pouvait toujours s’y faire. Mais pas d’internet ? INACCEPTABLE !

Dès le lendemain matin, je me suis précipité au bureau du camping pour faire annuler la réservation. J’ai expliqué qu’étant journaliste et blogueur, je ne pouvais rester dans un camping où l’internet était aussi aléatoire. La bonne dame, visiblement embarrassée, ne savait trop quoi faire. Elle a fait un appel discret. Puis soulagée, elle est revenue m’annoncer qu’on pourrait partir. « N’écrivez pas de mauvaises choses sur nous, m’a-t-elle dit. On vous a remboursé. » Elle a dû penser que je bloguais sur les campings.

C’est ainsi que nous avons pu trouver, quelques heures plus tard, un magnifique camping, à deux pas du golfe du Mexique. Catherine, qui avait quitté l’hiver de Montréal la veille, y a pris son premier bain de mer. Son ravissement faisait plaisir à voir.

Sa présence, après six semaines de quasi-solitude à deux, nous fait grand bien. Ce n’est pas que nous ne nous entendions pas bien, Lise et moi. Bien au contraire. L’harmonie est au beau fixe.

Ce n’est pas non plus qu’il manque de monde sur les campings. Mais le bricoleur de banlieue y est beaucoup plus présent que l’intello de la ville. Et ce dernier commence à me manquer un peu.

Allez, je vous embrasse et Lise vous fait ses amitiés.

Paul

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Commentaires sur: "Catherine et le printemps" (1)

  1. HÉ LA! Que se passe-t-il? « La Belle Et la Bête » a cessé toute communication. Est-ce pour le mieux ? Est-ce pour le pire ? Finalement Catherine est-elle toujours avec vous ? Avez-vous découvert un lieu un peu moins rustique, où elle a pu coucher ? Commencez vous à songer à votre départ ?
    Écrivez-nous que diable.avant que vos fidèles lecteurs ne sombrent dans l’inquiétude.

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