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South Padre Island est un bel endroit pour observer les jeunes Américaines en bikini pendant le « spring break ». Mais ma tendre épouse avait plutôt prévu une ballade d’observation des oiseaux. Il faut dire que cette petite île du Texas accueille chaque année des milliers de volatiles, qui y font une pause migratoire. Aussi les Texans y ont-ils aménagé un très beau centre d’observation.

Nous nous y sommes rendus ce matin. Derrière un très bel immeuble consacré à la conservation des oiseaux, on a aménagé une promenade au-dessus d’un marais. On a intérêt à y rester, car il y a là au moins un alligator. Je l’ai vu, de mes yeux vus. Il n’avait pas l’air bien méchant avec ses allures de billot flottant à la surface. Mais j’ai bien vu qu’il surveillait du coin de son immense œil quelques proies à plumes.

On a observé là plein d’oiseaux plus beaux les uns que les autres. Lise et moi, on n’arrêtait pas de se dire : « As-tu vu, celui-là ! Il est magnifique ! » On a aussi vu deux vieux snowbirds. Ils étalaient leur bedaine velue, dégoulinante et disgracieuse au beau milieu de la promenade. J’ai eu la tentation, un instant, de les balancer par-dessus le garde-fou pour nourrir l’alligator. Mais une affiche avisant de ne pas nourrir ces carnassiers m’a retenu. Et puis, je ne suis pas sûr que la bête en aurait voulu. En tout cas, c’eût été très mauvais pour son taux de cholestérol.

Sur le chemin du retour, le « spring break » nous a rattrapés. Des jeunes attendaient l’autobus. Une jolie jeune fille m’a demandé si je voulais prendre une photo du groupe. Ce que j’ai fait avec empressement, bien sûr. La conversation s’est ensuite engagée. Ces étudiants voulaient savoir si l’atmosphère un peu folle de cette semaine de relâche nous dérangeait. Je les ai assurés que non.

Puis, nous nous sommes tous retrouvés dans l’autobus, moi complètement à l’arrière, où le groupe m’avait réservé une place assise ; il y a des avantages à être vieux. Une autre jeune fille est venue me demander gentiment où était passée ma femme. Perdu dans cette forêt de bikinis, je ne la voyais plus, moi non plus. Mais je savais qu’elle était là, perdue elle aussi parmi ses jeunes bruyants et excités, mais si sympathiques.

Nous nous sommes ensuite rendus à la plage. À notre surprise, l’eau du golfe du Mexique était bonne en ce 16 mars. J’allais écrire « plus chaude qu’en certains endroits du Québec au mois de juillet ». Mais je me retiens, de peur que vous m’en vouliez. Ce voyage est un peu fou, mais c’est le bonheur, je vous dis.

Allez, je vous embrasse et Lise vous fait ses amitiés.

Paul

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Commentaires sur: "Oiseaux, bikinis et plage" (1)

  1. On peut ressentir votre bonheur d’être là cette fois, au milieu de quelque part. Et toi, mon Paul, tu ne te lasses toujours pas d’apprécier les jeunes « oiselles » déployant leurs ailes pour mieux te ravir.
    Et moi, soudainement, l’espace de quelques secondes je me suis vu, bien à plat, dans le marais, attendant patiemment la venue d’un de ces carnassiers.
    Image de fin du monde.

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