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Le parc national du Big Bend, un lieu merveilleux mais peu fréquenté.

Lise et moi n’aimons pas beaucoup les lieux touristiques. Même que l’on exagère un peu. Ainsi, il nous a fallu dix voyages en Italie pour que nous nous décidions à aller voir Venise, ville magnifique que nous avons regretté de ne pas avoir visitée plus tôt.

Pourtant, les touristes ne sont pas si difficiles à éviter. Il suffit de ne pas trop s’attarder dans les quelques rues ou les quelques lieux qu’ils fréquentent. À Venise, par exemple, les visiteurs envahissent tellement la place Saint-Marc qu’il est difficile de s’y frayer un chemin. Mais à quelques rues de là, vous vous retrouvez vite seuls parmi les Vénitiens. Et à Sedona, s’il y avait foule dans les deux ou trois sites qu’on vous vante dans les centres d’information, nous étions pour ainsi dire seuls dans les sentiers.

Nous n’évitons donc pas systématiquement les pièges à touristes, mais notre préférence va, incontestablement aux trésors cachés, à ces lieux que le touriste moyen évite habituellement. C’est ainsi que nous avons découvert, au cours des derniers jours, le parc national du Big Bend, un lieu merveilleux mais peu fréquenté.

Cette grande réserve naturelle perdue au fin fond du Texas, à la frontière du Mexique, offre de nombreux sentiers de marche. Celui qui nous avons pris hier menait à une source thermale. Nous avons fait six kilomètres de petites montagnes, le long du Rio Grande, pour nous y rendre. Se baigner dans cette source chaude était une bien belle récompense au bout du chemin.

Au retour cependant, les choses se sont un peu gâtées. Il faisait plus de 30 degrés à l’ombre. L’ennui, c’est qu’il n’y avait pas d’ombre. Un peu peut-être sous les cactus, mais ils ne sont pas bien accueillants, il faut bien l’avouer.

Moi, ça allait. J’ai un teint de Méditerranéen et un peu de sang de chameau (le caractère aussi, diront les mauvaises langues). Mais ma Lise aux yeux verts et au teint de Nordique souffre davantage de la chaleur. Elle m’avait dit : « Je ne veux pas marcher à midi. » Alors nous sommes repartis à 11 h 30. Vers midi, j’ai constaté qu’elle traînait la patte derrière moi. J’ai même cru percevoir une petite bulle noire au-dessus de sa tête, du genre qu’on voit dans les bandes dessinées quand un personnage est en pétard. Bref, le retour au camping n’a pas été très hop la joie.

Toutefois, tout finit par s’arranger dans notre merveilleuse vie de couple. Nous avons vu un géocoucou (c’est le Road Runner), notre premier du voyage, et ça a remis Lise de bonne humeur. Une bonne douche, une bière froide, des rigatonis aux tomates fraîches, et la journée s’est terminée dans la joie.

Allez, je vous embrasse et Lise vous fait ses amitiés.

Paul

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Commentaires sur: "Hors des sentiers battus" (1)

  1. oussamamuse a dit:

    Mais quelles merveilleuses photos d’ambiance, certes un peu noires… de monde!
    Il est vrai que nous aussi, nous évitons d’aller surpeupler les lieux hyper touristiques, comme à Venise, mais bon, avouons que la Sérinissime vaut tout de même le voyage, quitte à éviter certaines époques et certaines rues voire places, car il reste toujours de la place pour des découvertes, à l’écart de la populace qui nous lasse, hélas!

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