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Phoenix en cinq minutes

Le tramway qui mène à Phoenix.

Nous sommes très heureux de ne pas nous être laissé stopper par les commentaires sur la Toile disant : « Ne vous arrêtez pas à ce camping, il n’est pas sûr. » J’ai l’impression que, pour certains Américains, il suffit d’apercevoir quelques Latinos pour juger qu’un endroit est dangereux.

Comme tous les campings en ville, l’Apache Palms n’offre pas beaucoup d’espace. Les emplacements sont collés les uns sur les autres et les salles de bains communes sont petites. Mais on peut y prendre le tramway, un beau tramway tout neuf, juste en face. C’est lui qui nous a menés hier au centre-ville de Tempe, et aujourd’hui, au centre-ville de Phoenix. Si le premier centre est agréable et animé, le second, que Lise me tannait pour voir depuis des jours, est sans intérêt. Ce n’est pas que les immeubles de la métropole de l’Arizona ne soient pas jolis. Mais comme dans beaucoup de villes américaines, ils ne sont animés que du lundi au vendredi, de 9h à 18h. Après, on roule les trottoirs et on ferme les commerces pour le week-end.

Nous l’avons parcouru en quelques minutes, le temps de constater qu’en ce beau dimanche midi venteux et frais, on n’y trouverait ni café ni resto. Pas un chat, juste quelques clochards. Quand nous avons vu venir le tramway en sens inverse, sans même nous consulter, nous avons couru pour l’attraper. C’est donc à Tempe que nous nous sommes de nouveau sustentés, cette fois d’une excellente pizza. En outre, la serveuse était très mignonne. Bref, il va me falloir revoir mes préjugés quant à l’Amérique, ses femmes et ses restos.

Un mot en terminant sur ce tramway créé dans l’espoir de briser le monopole de l’automobile dans l’agglomération de Phoenix. Il est rapide, agréable et confortable. D’après mes observations cependant, la classe moyenne le boude. Elle n’y est pas, en tout cas, très présente. On y voit surtout des Latinos et des Noirs plus ou moins fortunés, quelques ivrognes ou quelques drogués allongés sur les bancs, des jeunes de la rue avec leurs chiens et deux touristes québécois, caravaniers d’occasion et adeptes des transports en commun. Les étudiants ? Il y a en quelques-uns. Mais à en juger par les imposants parkings qu’on voit partout sur le campus, ils sont surtout de fiers rejetons de la civilisation de l’auto.

Vers le Grand Canyon

Demain, on poursuit notre lente montée vers le Nord. Les températures doivent nettement s’élever au cours des prochains jours. On les suit.

Je vous embrasse et Lise vous fait ses amitiés.

Paul

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Commentaires sur: "Phoenix en cinq minutes" (1)

  1. Sapré Paul ! Il te suffit parfois, pour bien agrémenter une sortie en ville, d’une pizza bien dodue et d’une serveuse un peu ronde…ou plutôt l’inverse…
    Vous serez donc, très bientôt au coeur même de votre voyage. Nous vous envions. Profitez-en bien.

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