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Caravaniers québécois

Le bonheur n’est pas dans le pré.

Hier, nous avons été soudainement envahis par l’accent québécois. Un groupe de caravaniers de la Belle Province venaient d’arriver au camping où nous étions installés, en banlieue de Tucson. Et ce fut un choc culturel, mais pas à cause de l’accent familier de chez nous.

Qu’ont fait ces gens en arrivant ? Ouvrir une bière ? Déboucher une bouteille de vin ? Préparer un bon repas ? Rien de tout cela. Ils se sont plutôt empressés d’astiquer leurs caravanes. Pendant que les dames nettoyaient l’intérieur, les messieurs lavaient l’extérieur, souvent à grande eau, malgré la sécheresse du sud de l’Arizona.

L’un des caravaniers a même passé une heure trente à bichonner son autocaravane (et vous savez que j’exagère rarement). Il faut dire que c’était la reine du groupe, plus grande que toutes les autres, rutilante et flambant neuve. Le monsieur a même sorti un grand escabeau pour aller nettoyer les parties de plus hautes de son véhicule. Je ne suis pas sûr que madame ait eu droit, en soirée, à autant d’égards.

Et que faisait monsieur ce matin? Eh oui ! Vous l’avez deviné : il frottait les parties de l’autocaravane qui avaient échappé à sa vigilance la veille. Il avait l’air tellement heureux !

C’est drôle à dire, mais ça nous a foutu un choc. On a bien été obligés de jeter un coup d’œil à notre pauvre Bête. Sur cet immense camping de 1700 emplacements, non seulement était-elle la plus petite, mais elle était la plus sale. Pire encore : elle était la seule à être sale. C’est sans doute pour ça que les terrains de chaque côté du nôtre étaient restés vides et que personne n’était venu nous parler, malgré notre immatriculation du Québec. Du coup, on s’est sentis comme des caravaniers de deuxième classe. Que dis-je? Comme des pestiférés, des parias, des paumés, des miteux, des gueux, des miséreux, voire des intouchables.

Nous n’avons plus le choix : au prochain Walmart, il faut courir acheter une grande perche-éponge. Ou nous reconvertir en auto-stoppeurs.

Je vous embrasse et Lise vous fait ses amitiés. À bientôt.

Paul

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Commentaires sur: "Caravaniers québécois" (3)

  1. oussamamuse a dit:

    Mort de rire… car je constate qu’il existe des gens bons encore plus propres et en ordre que nos cons patriotes de la Suisse allemande!
    Bon, cent rires, chez Nout (qui est notre adorable petite déesse égypchienne de chatte), l’hiver est revenu en force ce matin, brrr… ça vous fait envie, mes chers cyberamis du Québec?

    http://oussamamuse.wordpress.com/2011/02/24/retour-de-la-neige-chez-nout/

  2. Excellente observation. Vous êtes en train de devenir d’excellents campologues. Je peux toutefois émettre une hypothèse à ce sujet. À mon avis, je crois que si les hommes sont à l’extérieur de leur caravane, c’est justement parce que les femmes sont à l’intérieur. Après 12 heures de route, côte à côte, il y a peut-être « urgence en la demeure ». Peut-être même que ce phénomène pourrait favoriser les retrouvailles en fin de soirée.
    Sincèrement, je crois que les québécois sont plus « frotteux » que la moyenne des ours. Il me semble même que les activités principales des campeurs, dès qu’ils rejoignent leur site, tournent autour de l’astiquage, et de la manutention des bagages. Peut-être même est-ce-là, le secret de leur longévité.

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